[Vendredi Lecture] Le syndrome du Gisant, de Salomon SELLAM

Nouvelle rubrique pour la fin de cet été, je vous partage mes résumés de lecture sur des livres ayant pour thème la généalogie, l’histoire, la géographie et la psychogénéalogie.

Premier livre à passer à la moulinette : « Le syndrome du gisant » de Salomon SELLAM.

Présenté comme une découverte appuyant une nouvelle approche thérapeutique, le syndrome du gisant met en évidence les répercussions d’évènements traumatiques familiaux. Le « gisant » porte les traces psychologiques et/ou physiques des deuils réels ou symboliques non faits par sa famille. Une fois mis en lumière le deuil porté, les symptômes ont tendance à disparaître d’eux-mêmes, parfois accompagnés d’un acte symbolique à effectuer pour terminer le deuil non fait par la famille.

Salomon Sellam, psychologue clinicien, a pu vérifier et étayer cette hypothèse grâce aux cas qu’il a rencontré lors de sa pratique clinique. Il écrira un nouvel opus (le syndrome du gisant II), suite aux cas ultérieurs rencontrés après la parution de ce livre.

Il définit tout d’abord une nouvelle progression du deuil en 8 étapes, au lieu des 5 habituellement utilisé en psychologie.

Les cas qu’il a pu observé lui ont permis de définir un profil-type du gisant.

Il met ensuite en avant l’analyse de l’arbre généalogique par le calcul de dates précises.

Le livre est enrichi de multiples cas qu’il a rencontrés durant ses 20 années de pratique.

Les 8 étapes du deuil 

Cette nouvelle définition permet d’analyser plus facilement le deuil et le contexte du deuil qui est porté par le gisant. Ces étapes peuvent être vécues dans l’ordre ou dans le désordre, séparément ou concomitamment. L’émotion ressenti par le patient permettra de mieux définir l’étape du deuil à laquelle le patient est bloqué et ainsi orienter l’analyse psychosomatique.

Ainsi les étapes du deuil selon Salomon Sellam sont celles-ci :

  • le déni
  • le marchandage
  • la colère
  • la tristesse
  • l’explication
  • la compréhension
  • l’acceptation ou le pardon ou le lâcher-prise
  • le réinvestissement

Le profil-type du gisant

Que ce soit sur un plan psychologique ou physique, le gisant aura tendance à vivre sa vie comme un mort-vivant. En effet, le plus souvent, il est programmé pour reprendre la vie d’un autre. Ses goûts vestimentaires (les couleurs sombres), ses hobbies (par exemple, le hard rock) et même sa profession seront des clins d’œil à son statut de gisant. Son prénom pourra également définir sa programmation, en langue des oiseaux.

Salomon Sellam nous invite ensuite à calculer certaines dates, qui permettront de mieux repérer les liens entre le patient et les membres de la famille impactés par le deuil non fait.

Les 4 dates du cycle temporel

A toutes les dates sera ajoutée une fourchette de 7 jours avant et après la date analysée.

Le point de départ des calculs sera la date de naissance de la personne. Il faudra prendre soin de vérifier si la grossesse a été menée à terme ou non, afin de définir la date de conception si celle-ci est inconnue et que l’ont doit la calculer.

La troisième date calculée est le point gisant. Pour l’obtenir, on ajoute 18 mois à la date de conception de la personne ou  9 mois à sa date de naissance.

La quatrième date correspond au Point Vital. Celui-ci se calcule en ajoutant 6 mois à la date de naissance.

Grâce à ces quatre dates, Salomon SELLAM peut analyser les liens entre les individus d’une même famille selon le tableau ci-contre.

DatesNGCGVG
CD416
ND127
DD534

Légende :

NG : date de naissance du gisant

CG : date de conception du gisant

VG : Point vital du gisant

CD : date de conception du défunt

ND : date de naissance du défunt

DD : date de décès du défunt

Voici à quoi correspondent les cas ci-dessus :

1 et 5 : il s’agit d’un cas conscient d’enfant de remplacement

4 : le gisant est invité à revivre la vie complète du décédé, avec toutes ses programmations

Il est important de comprendre que le gisant a le choix et la responsabilité de suivre ou non sa programmation. D’autre part, le syndrome du gisant ne peut être déterminé uniquement que par rapport à ces dates, il s’agit d’un ensemble de symptômes physiques et psychologiques que les dates viennent corroborer. Cependant, il faut savoir que la concomitance de ces dates entre deux personnes dans un arbre est statistiquement très faible (moins de 1% pour chaque cas). Il ne s’agit pas pour Sellam de coïncidences.

A quoi correspondent les autres cas ? La suite de ce résumé la semaine prochaine.

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