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[Vendredi Lecture] « Ancré » : Une plongée fascinante dans les méandres de notre système nerveux

par Céline DURAND

Avez-vous déjà eu l’impression d’être submergé par vos émotions, incapable de faire face au stress du quotidien ? Dans son ouvrage révolutionnaire « Ancré », Deb Dana, thérapeute renommée et experte de la Théorie Polyvagale, nous invite à explorer les rouages de notre système nerveux autonome pour mieux comprendre nos réactions face aux défis de la vie.

La Théorie Polyvagale : un nouveau paradigme

Développée par le Dr Stephen Porges, la Théorie Polyvagale bouleverse notre compréhension du fonctionnement du système nerveux autonome. Comme l’explique Deb Dana,

la Théorie Polyvagale offre une carte qui nous guide vers la sécurité, l’engagement social et la résilience » (p. 15).

Cette théorie met en lumière le rôle central du nerf vague dans la régulation de notre rythme cardiaque, de notre pression artérielle et de notre réponse au stress.

Selon cette théorie, notre système nerveux autonome est organisé de manière hiérarchique, avec trois états principaux : le Vagal Ventral (sécurité et engagement social), le Sympathique (mobilisation) et le Vagal Dorsal (immobilisation). Deb Dana souligne que

chacun de ces états a une fonction adaptative et nous permet de naviguer dans le monde avec flexibilité et résilience » (p. 27).

L’échelle polyvagale : un outil précieux

Pour mieux appréhender ces états, Deb Dana nous propose de les visualiser comme une échelle que nous gravissons ou descendons en fonction des situations rencontrées.

Lorsque nous sommes en sécurité, nous sommes en haut de l’échelle, dans l’état Vagal Ventral, où nous pouvons nous connecter, communiquer et coopérer avec les autres » (p. 45), explique-t-elle.

Cependant, face à un danger perçu, réel ou imaginaire, nous glissons vers l’état Sympathique, caractérisé par la réponse « fight or flight » (lutte ou fuite). Si la menace est trop importante ou que nous nous sentons impuissants, nous basculons alors dans l’état Vagal Dorsal, synonyme d’immobilisation et de dissociation.

Apprivoiser son système nerveux

Comprendre le fonctionnement de notre système nerveux autonome est une première étape cruciale vers le bien-être émotionnel.

En apprenant à reconnaître et à honorer nos états physiologiques, nous pouvons développer une plus grande résilience et une meilleure capacité à gérer le stress » (p. 63), souligne Deb Dana.

Au fil des pages, l’auteure nous propose des outils concrets pour apprivoiser notre système nerveux et naviguer entre les différents états de l’échelle polyvagale. Des exercices de respiration aux techniques de pleine conscience, en passant par des mouvements spécifiques, « Ancré » regorge de conseils pratiques pour renforcer notre résilience émotionnelle.

Un guide précieux pour les thérapeutes

Au-delà de son intérêt pour le grand public, « Ancré » est un véritable manuel de référence pour les professionnels de santé mentale. En intégrant les principes de la Théorie Polyvagale dans leur pratique, les thérapeutes disposent d’une boussole pour guider leurs patients vers la guérison.

En tant que thérapeutes, notre rôle est d’aider nos clients à développer une plus grande conscience de leurs états physiologiques et à cultiver des stratégies d’autorégulation efficaces » (p. 87), explique Deb Dana.

Grâce à cette approche novatrice, les patients apprennent à reconnaître leurs déclencheurs de stress, à s’ancrer dans le moment présent et à renforcer leur sentiment de sécurité intérieure.

Conclusion

« Ancré » est bien plus qu’un simple livre ; c’est une invitation à plonger au cœur de notre système nerveux pour mieux nous comprendre et embrasser pleinement la vie. Que vous soyez thérapeute, coach ou simplement curieux d’explorer les méandres de votre psyché, cet ouvrage est une lecture incontournable.

Comme le souligne Deb Dana,

lorsque nous comprenons le langage de notre système nerveux, nous pouvons créer un sentiment de sécurité intérieure qui nous permet de naviguer dans le monde avec plus de confiance et de résilience » (p. 203).

Alors, êtes-vous prêt à vous ancrer dans le moment présent et à embrasser le pouvoir de la Théorie Polyvagale ?

En savoir plus sur Deb Dana

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Psychogénéalogie : Ces prénoms qui nous programment

Un des concepts en psychogénéalogie et en décodage repose sur le postulat que nos prénoms contiennent une programmation, que nous décidons de suivre ou non.

Une décision maternelle

Dans la légende familiale, on pense que le prénom a longtemps été donné de père en fils et de mère en fille mais sachez qu’en fait dans l’inconscient familial, c’est la mère qui décide in fine de donner ou non un prénom précis à sa progéniture, qu’il lui ait été soufflé ou non par un proche ou qu’il soit déjà présent dans la famille. C’est donc elle qui programme, inconsciemment ou non, selon ses objectifs, sa propre programmation et le contexte familial dans lequel elle évolue.

Comment décoder un prénom ?

Plusieurs courants existent pour décoder un prénom. Oublions très clairement le décodage étymologique, qui est purement intellectuel et donc gouverné par notre mental et notre volonté d’analyser. Il n’a que pour objectif de nous mentir et nous envoyer dans de mauvaises directions.

Le décodage est biologique, en langue des oiseaux, car c’est notre cerveau biologique, et donc nos sens primaires, qui doivent entendre la programmation et le message contenus dans nos prénoms.

L’objectif de la programmation

La programmation d’un nouveau-né n’a qu’un seul but, combler un besoin chez la mère. La famille fonctionne comme un clan, une meute. La mère a donc besoin d’un chef de meute efficace qui lui permettre de vivre sur un territoire protégé. Dans le même temps, elle ne peut pas accepter, à moins d’être déjà centrée et avoir travaillé sur sa place dans le clan, à l’arrivée d’un ou d’une rival(e).

Nous avons le choix de suivre ou non notre programmation, c'est notre libre-arbitre

Les messages possibles dans les programmations

Les programmations auront donc deux à trois messages principaux :

– pour les garçons :

  • tu dois prendre la place du mâle dominant que je ne trouve pas compétent
  • tu te fais tout petit pour ne pas me prendre ma place de femelle qui se prend pour un mâle dominant

– pour les filles

  • tu n’existes pas pour ne pas devenir une rivale par rapport à mon mâle dominant
  • tu n’existes pas pour ne pas me prendre ma place de femelle qui se prend pour un mâle dominant
  • tu dois prendre la place du mâle dominant que je ne trouve pas compétent.

Bien évidemment, aucune culpabilisation n’est nécessaire ici. Il s’agit de messages inconscients envoyés par la mère pour gérer le contexte au mieux pour sa survie et celle du clan.

Quelques exemples de prénoms

– pour les garçons programmés pour prendre la place du mâle dominant : Théo (Th=Dieu), Léo ( le lion=Dieu), Mathieu (Ma= Mon, Th=Dieu), Jean (le Géant), Alex (celui qui fait la loi), Pierre (Père), Simon (la cime (une sommet d’intelligence) et le mont (envahissant, imposant)), Paul (le pôle)…

– pour les garçons programmés pour se faire tout petit : Philippe (le fil qui lit la lippe (bouche cousue !)), Yoann (Yo=Je, a= a, nn= ne (Je ne suis pas))…

– Pour les filles programmées pour ne pas devenir rivale de maman : Anna/Anne (A, Ne = tu n’es pas), Sandrine (Sans dire Non), Aline (Al=Dieu, i= en, ne=pas : pas de Dieu en toi)

– Pour les filles programmées pour devenir un mâle dominant : Gaëlle (le gars en elle), Sonia (Son=Fils, ia= il y a : en toi, il y a mon fils), Christine (le Christ est en toi), Mathilde (Ma=Mon, Th=Dieu, Il=Dieu, De=Dieu), Cléo (C = C’est, Léo= Dieu), Sarah (ça c’est Râ (le Dieu soleil)).

La programmation est liée au contexte culturel

Lorsque j’utilise le mot Dieu ou Christ, il n’y a pas de consonnance religieuse. Notre société étant historiquement catholique, tout ce qui remplace Dieu ou le Christ est considéré comme le Père et donc le mâle dominant. Si le prénom suppose que Dieu n’est pas présent en soi, l’individu est programmé pour ne pas exister. Ces décodages ne seront pas forcément exacts dans un autre contexte culturel.

Les prénoms donnés aux enfants peuvent également être des messages pour nos propres mères, afin de conforter notre programmation initiale. Par exemple, Sandrine appelle son fils Nathan. Sa programmation lui dit qu’elle ne doit pas être rivale (voir ci-dessus), alors, lorsqu’elle a un enfant, elle dit à sa mère qu’il n’est pas attendu (N-athan). Car si Sandrine est une génitrice, elle devient une rivale pour sa mère.

Trouver la lumière au bout du chemin : décoder votre prénom pour vous déprogrammer

Un décodage de bon sens

Le décodage des prénoms fonctionne pour 80% des cas. Il suffit parfois seulement d’entendre le son du prénom pour en comprendre le sens. Lorsqu’il y a plusieurs prénoms, tous les prénoms portent en général la même programmation.

Je vous invite à rester vigilant au décodage « sauvage ». Décoder pour soi et son cheminement est une bonne chose, forcer le décodage d’un prénom non demandé peut parfois être dévastateur pour la personne qui reçoit ce « décodage ».